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La danse par Sarafina
Type de projet
Photographie & Performance
Date
2024
Emplacement
Lyon
« La Danse par Sarafina » est une œuvre hybride qui mêle photographie, performance, et danse afin d’explorer l’expérience humaine à travers le corps, le mouvement et l’espace. Le projet prend la forme d’un récit en trois temps ; l'avant, le milieu et l'après - qui traduit un parcours émotionnel allant de la douleur à la libération.
Dans la première partie, l’avant, la noirceur, la lourdeur et la détresse sont représentées à travers des images en noir et blanc, où la lumière cherche à s’arracher à l’ombre. Ces contrastes symbolisent des états de doute et de souffrance, mais aussi l’idée que la lumière existe toujours, même lorsqu’elle est fragile ou lointaine. La danse apparaît comme un espace de refuge et de combat, une manière d’exprimer ce qui ne peut se dire autrement.
La deuxième partie, le milieu, témoigne du combat, de la lutte intérieure et de l’accélération des émotions. Le mouvement y devient central, parfois trop rapide pour être maîtrisé par l’appareil photo, créant des flous, des gestes fuyants et une énergie brute. Cette esthétique s’inspire autant du cinéma, des clips de danse ou de rap, que d’œuvres comme Strasbourg 1518 de Jonathan Glazer, où la danse devient un besoin viscéral et incontrôlable. Le gris domine, évoquant l’entre-deux : ni l’ombre, ni la lumière, mais leur tension.
La troisième partie, l’après, marque un retour à l’apaisement et à la reconstruction. La lumière devient plus présente, non triomphante mais douce, témoignant d’une libération gagnée à travers l’effort. Le corps retrouve une grâce vulnérable où l’acceptation, la réappropriation de soi et l’espoir se manifestent.
Le projet se conclut par une performance dansée de Sarafina, entourée des photographies. Cette performance prolonge l’œuvre en rendant au public ce que la photographie fige : la vitalité du mouvement, l’organicité, la sueur, la douleur, la liberté. Le spectateur ne regarde plus simplement : il ressent, il est immergé dans un dialogue entre l’image immobile et le corps vivant.
L’œuvre est profondément liée à l’histoire personnelle de Sarafina, à ses luttes, ses inspirations féministes, son héritage familial (incarné notamment par la figure de la mère et du fils), et son rapport au monde. Mais cette dimension intime ouvre sur des thématiques universelles comme la résilience, la transmission, la liberté et la singularité.
Au-delà de l’émotionnel, le projet s’ancre dans une réflexion plus large sur la performativité sociale : comment les individus occupent et négocient leurs rôles dans l’espace et dans la société. L’espace y devient un acteur, un cadre qui contraint, expose ou libère. L’œuvre convoque des influences multiples issues du cinéma, du théâtre, de la danse et de la photographie documentaire, pour proposer une vision complexe et plurielle de l’humain.
En somme, « La Danse » est une œuvre narrative, sensorielle et réflexive, qui utilise le corps en mouvement pour raconter la douleur, la lutte et la renaissance, tout en invitant le spectateur à réfléchir à sa propre histoire, à ses limites et à sa propre lumière.

































